« 80 % de notre activité disparaît » : un producteur breton de CBD s’exprime sur l’interdiction des fleurs

Un choc brutal pour les producteurs bretons face à l’interdiction des fleurs de CBD

Lorsque l’on évoque l’industrie du chanvre en Bretagne, on pense immédiatement à des terres riches, des producteurs passionnés et à une économie locale qui semblait prometteuse. Pourtant, derrière ce tableau idyllique, l’année 2026 apporte son lot d’incertitudes. Un producteur breton explique que près de 80 % de son activité économique repose sur la vente de fleurs de CBD, désormais interdites par une réglementation venue renforcer l’interdiction européenne. Ce revirement brutal bouleverse non seulement le marché français du cannabidiol, mais aussi l’équilibre fragile d’une filière innovante qui se battait pour exister.

Cette décision prise par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a pris de court l’ensemble des acteurs. Imaginez une entreprise où la majeure partie des revenus provient de fleurs de CBD et de dérivés alimentaires comme les huiles sublinguales ou les tisanes au cannabidiol. La nouvelle réglementation interdit formellement ces produits, assimilant ce segment à un risque sanitaire non maîtrisé. Le producteur breton témoigne d’une situation désespérante : après des années de travail, de nombreuses exploitations sont contraintes à revoir leur modèle économique, avec le spectre d’une perte d’activité qui menace la survie même de certains projets agricoles.

Pour illustrer, dans la région, des fermes se sont spécialisées dans le chanvre à usage thérapeutique et bien-être avec, en tête, la commercialisation de fleurs riches en CBD. Ces fleurs, appréciées pour leur qualité et leur richesse aromatique, constituaient l’essentiel de la gamme proposée aux clients. Or, avec l’interdiction des fleurs de CBD, ces producteurs ne peuvent plus commercialiser leurs produits, ce qui équivaut à une disparition massive d’une part de marché locale et nationale.